Ma thérapie

C’est un sujet qui me tient à coeur et que je voulais aborder depuis un moment sur le blog car je sais que beaucoup rêvent de sauter le pas d’une thérapie mais peu osent. Moi la première. Mais en septembre 2015, j’ai pris mon courage à deux mains et j’ai contacté (en ligne) une psychologue.

En me rendant à mon premier rendez-vous, j’étais très stressée. J’avais alors écris un texte que je vous livre aujourd’hui, brute :

« Je suis dans le bus et j’ai mal au ventre. Comment ça va se passer ? Est-ce qu’il y aura une méridienne sur laquelle je devrais m’allonger ? J’imagine tout, je redoute ce moment que j’attends pourtant depuis si longtemps. J’arrive à l’adresse et contemple la plaque au mur. J’entre, me glisse dans l’ascenseur minuscule des vieux immeubles. Ça y’est, j’y suis. Je me regarde dans le miroir, en essayant de capter une émotion spécifique mais rien de ressort. Je suis happée par l’instant comme si je glissais d’un toboggan. La porte s’ouvre, je me dirige vers la gauche. Cabinet de consultation. C’est ici. Je sonne. Je respire. Une jeune femme blonde m’accueille, je sais que ce n’est pas Natacha. Natacha est au bout du couloir, grande, cheveux longs, bruns, escarpins aux pieds, pantalon noir et t-shirt blanc. Poignée de main puis j’entre dans son cabinet, un petit salon très lumineux. Blanc. Clair. Je pose mes affaires sur un fauteuil et prends place dans le canapé. »

Ce jour-là, je lui ai parlé de tout : ma peur de mourir, ma relation compliquée avec mes parents, mes angoisses liées aux attentats… Après une cinquantaine de minutes, Natacha a établi deux axes de travail : la prise de recul et l’apprentissage de mes peurs.

J’ai vu Natacha toutes les semaines pendant un mois pour consolider la base de travail puis tous les quinze jours. Nos séances n’étaient pas définies à l’avance. Lorsque j’entrais dans son petit salon, elle débutait toujours la séance avec cette même question « comment allez-vous ? » puis je décidais de travailler tel ou tel point. Des sujets prévus mais aussi d’autres, en fonction de ce que je vivais et ressentais. Je commençais le conversation puis Natacha intervenait, me posait des questions. Ça n’a jamais été un long monologue angoissant comme on peut le voir dans les films !

Cette thérapie a duré 8 mois au cours desquels j’ai énormément appris. Sur moi et sur les autres. Natacha a construit au fil de nos conversations mon génogramme, un arbre généalogique retraçant les liens psychologiques et affectifs des êtres entre eux. Très enrichissant ! Au cours de ma thérapie, j’ai également vécu deux décès à la suite et je sais que j’ai réussi à encaisser tout ça grâce à mes séances avec Natacha.

Puis un jour, j’ai ressenti que je n’avais plus besoin de Natacha. Aujourd’hui, il m’arrive, les jours de petite forme, de penser à elle et à cette sensation de légèreté que j’avais en sortant de son cabinet. En tout cas si j’en ressens un jour à nouveau le besoin, je n’hésiterai pas à passer à nouveau la porte de ce salon tout blanc.

Et vous, avez-vous déjà suivi une thérapie ?

Ophélie

Journaliste cameraman dans la vie, j’aime la déco, la mode, le cinéma et par dessus tout aller au restaurant !! Je vous parle de tout ça sur Glitter, parce que la vie a parfois bien besoin de paillettes !

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