Bruncher tous les jours à Lyon : Le Desjeuneur

Un endroit où l’on sert des brunchs tous les jours !! Toute la journée !! Lorsque Vanessa a vu passer l’info sur Facebook, son sang n’a fait qu’un tour ! Enfin, elle allait pouvoir reprendre ses habitudes londonniennes. La première fois que nous avons visité le lieu -ouvert depuis fin juin-, c’était le rush et j’avais une méchante gueule de bois mais cette ambiance m’avait bien plu. Le sourire des serveuses, la cuisine ouverte, les jolis plats. Depuis j’ai gouté le croque-monsieur végétarien (OMG) et puis nous avons rencontré Marion, une nana qui a déjà bien vécu et qui est, ça c’est certain, passionnée par ce qu’elle fait : la bonne cuisine !

Marion, qui es-tu ?

Je suis Marion Bohe, j’ai 32 ans, et je suis un pur produit lyonnais ! Je suis née à Charly, au sud-ouest de Lyon, j’ai fait toute ma scolarité ici, notamment mes études de droits ! Car oui, j’ai commencé une carrière juridique même si j’ai toujours énormément cuisiné. C’était un peu la running joke à la fac avec mes amis « on viendra manger chez toi après avoir plaidé ! » Pendant mes études, j’ai eu la chance de partir vivre aux Etats-Unis et c’est là-bas que j’ai eu une révélation. Tous les dimanches je participais à des « potluck », des repas où chaque invité apporte quelque chose à cuisiner. Au fur et à mesure, certains me proposaient d’être le traiteur de leurs soirées car ils aimaient ce que je faisais. Ça été un peu le boost. Mes colocataires américains me disaient « c’est pas parce que t’as fait des études de droit que tu dois rester dans ce milieu, fais ce que tu veux ! ». Je me suis dit « why not » ! En rentrant j’ai terminé mes études d’avocate et j’ai décidé de me reconvertir. J’ai travaillé six mois en cuisine au Café Gadagne pour être vraiment sûre de mon choix. J’étais commis, c’est ça qui est merveilleux avec ce métier, c’est qu’il suffit d’être motivé ! En cuisine ici, personne n’est du métier ! Moi je base tout sur le capital sympathie, car ça, ça ne s’apprend pas. En parallèle j’ai passé trois ans à l’Institut Bocuse pour des études culinaires. J’ai terminé en partant en stage six mois à Shanghai puis je suis partie à Londres où j’ai été recrutée chez Jason Atherton, l’ancien chef de Gordon Ramsay. Je suis restée là-bas deux ans puis j’ai décidé d’ouvrir mon propre établissement à Lyon, en ramenant tout ce que j’ai pu apprendre à l’étranger.

D’où vient cette envie de cuisiner ?

C’est affectif ! Et familial. Ma mère est une excellente cuisinière, c’est pas du tout sa profession, elle est avocate, mais on a toujours très bien mangé dans la famille, grâce aussi à mes grand-mères et arrière-grand-mères. C’est vraiment une affaire de famille. On va très peu au restaurant car on est toujours déçus !

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Présente-nous Le Desjeuneur !

Simplicité, générosité, et convivialité. J’ai une carte simple, mais j’essaie d’avoir des plats généreux et qui plaisent au plus grand nombre. Des petits-déjeuners, un brunch, des déjeuners. On est aussi toujours dans le dialogue. J’ai une cuisine ouverte, si une personne n’aime pas un ingrédient, je le vois et je peux ajuster les recettes. Je propose une restauration en continu, c’est très important pour moi. En France, passé 13h30, bien souvent on ne peut plus déjeuner ! Ou alors un truc vite fait… Ça pour moi, c’est pas possible.

Si je viens une seule fois ici, je mange quoi ?

C’est dur, car ça dépend de la sensibilité de chaque personne ! Moi personnellement, j’opterais pour la Shakshuka. C’est un petit-dejeuner israélien, une cassolette de tomates, poivrons rouges et oignons rôtis avec -ou sans- chorizo, un oeuf coulant et un yaourt turc pour apporter de la fraicheur au plat. J’ai voulu une carte qui soit de 10h à 18h dans une cohérence. Le croque monsieur est aussi un plat signature, que j’ai élaboré quand je vivais à Londres. A l’époque, je sais pas, on a dû en manger cinquante avant de trouver le bon équilibre. Mon secret, c’est un confit d’oignons qui casse le gourmand du fromage ! La cuisine, c’est vraiment qu’une question d’équilibre !

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Tes bonnes adresses lyonnaises ?

Pour déjeuner, souvenir d’enfance, Le Petit Grain rue de la charité ! C’est un restaurant vietnamien où j’allais déjeuner toutes les semaines avec ma grand-mère. Ça paie pas de mine, c’est toujours blindé, le patron te fait la bise. C’est sans prétention. Sinon, en mode gourmandise, en bas des pentes et qui vient d’ouvrir, le glacier Unico. C’est des copains, on est de la même promo Bocuse et ils sont eux aussi très généreux dans leur manière de travailler. La glace à la noisette fraiche est une tuerie !

Merci Marion !

Vanessa

29 ans et webmaster, sur Glitter je parle produit de beauté, partage mes recettes végétariennes préférées discute d’un peu de tout !

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