L’ambition professionnelle

Ma carrière professionnelle a toujours été primordiale. Je n’ai pas que ça dans ma vie (heureusement) mais c’est ma base. Je crois que je préférerais divorcer que de ne plus pouvoir travailler de toute ma vie. Ouais, je sais, j’y vais fort mais c’est vrai (bon, sauf si je gagne au loto). Mes parents y sont pour beaucoup, c’est eux qui m’ont inculqué l’importance d’avoir un travail que l’on aime. Comme je le disais dans l’édito du mois d’octobre, ils ont toujours insisté sur le bien-être au travail et sur l’aspect crucial d’être indépendante financièrement. Dans cet ordre là. Il faut dire que mon père, inspecteur de maintenance informatique aujourd’hui cadre de sa propre société, n’aimait pas trop son boss son job à l’époque et ma mère était mère au foyer le jour et étudiante le soir. Le travail pour eux a toujours était une lutte et ils me souhaitaient vraiment d’avoir un autre rapport au travail que le leur.

À 15 ans, j’étais alors en classe de 3e (ras), je suis allée à la journée portes ouvertes de mon école de journalisme avec mon père. Je m’en souviens très bien, j’étais la plus jeune dans ce grand amphi rue de Marseille. J’étais un peu timide et je me demandais clairement ce que je foutais là… Mais j’avais décidé de devenir journaliste et mes parents me soutenaient beaucoup. J’avais abandonné l’idée de devenir comédienne et je pense qu’ils étaient soulagés de me voir me détourner d’un milieu considéré par eux comme précaire. Mon choix était fait, je ne sais plus très bien comment l’idée est venue ni qui m’a donné envie de faire ce métier mais une fois que cette décision a été prise, le doute n’avait plus sa place. Jamais, je n’ai eu envie de faire autre chose, certainement mon côté impulsif et passionné (je vous rappelle que je suis bélier). Journaliste, c’était prestigieux et assez vaste pour affiner un peu plus tard mon choix. Et puis je crois que ça rassurait mes parents. Et ça, même si j’étais l’enfant rebelle de la famille, j’aimais bien.  

Aujourd’hui, cela fait 9 ans que je suis diplômée et 8 que je travaille. J’en suis à mon troisième poste au sein d’une société (on parle des vrais boulots, pas des jobs d’été) et j’ai adopté le statut d’auto-entrepreneur plusieurs fois. Mes attentes ont évolué. Le temps a passé, j’ai grandi vieilli, la désillusion est passée par là avec la réalité du monde du travail et les difficultés à intégrer certains milieux. Mes rêves de reporter de guerre se sont envolés, j’en ai d’autres. J’ai appris à me connaître, je sais que le travail d’équipe est le cadre dans lequel je m’épanouis le plus. Je sais aussi qu’aujourd’hui, rares sont ceux qui travaillent au même endroit et dans le même domaine toute leur vie et que mener des projets excitants est juste vital pour moi. Aujourd’hui ma vie pro me satisfait, mais si demain ce n’est plus le cas, alors il faudra la recomposer. Quitte à tout recommencer de zéro. S’adapter mais toujours avancer. 

Et vous, quel est votre rapport au travail ?

Ophélie

Journaliste cameraman dans la vie, j’aime la déco, la mode, le cinéma et par dessus tout aller au restaurant !! Je vous parle de tout ça sur Glitter, parce que la vie a parfois bien besoin de paillettes !

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